L'Ordonnance de la Marine d'août 1681 avait organisé les garde-côtes. Au sommet, il y avait le régiment ; celui de Châtelaillon qui nous intéresse était composé de deux bataillons groupant 26 compagnies. le baron de Châtelaillon, commandant, avait sous ses ordres, en 1696, 140 officiers et sous-officiers, 26 tambours et 1168 soldats. Tous les ans vers le 1er mai, on s'assemblait dans la plaine de Châtelaillon pour la revue générale des armes et munitions, une demie-livre de poudre et deux livres de balles ; les défaillants étaient condamnés à payer 30 sols d'amende au "clerq du guet".
Angoulins, une de ces 26 milices, possédait en 1696, 51 soldats commandés par 11 officiers et sous-officiers ; à la revue il y eut 9 défaillants.
En voici, tel qu'il est conservé dans l'amirauté de La Rochelle le rôle :
Capitaine : Louis Bareault
Lieutenant : Jean Dobigon
Enseigne : Jean Cardinaud
Sergents : Michel besson, Pierre Besson, Charles Maillou
Caporaux : Jacques Bourasseau, Pierre Jousseume
Enpessades : André Gorry, Michel Besson le jeune, Etienne Bodichon
Soldats : François Cardinaud, Jean Besson, François Sicard, Maincent Mirembault, Pierre Courtin, Michel Gaine, François Sabiron, François Suire, Jean Serpiers, Jean Vineau, Toussaint Bodin, François Jousseaume, Jean Descluzeau l'ainé, François Labrousse, André Garreaud, Louis Fouché, André Brochet, Jacques Daguein, Pierre Gory, Jacques Bouteiller, François Paquers, Jacques Sauzeault, Jean Marchive, jean Laidet, Louis Charre, Pierre Oclerc, Jean Chauvet, François Sauzeault, Jean Brisson, François Oclerc, Jean Caron, Jacques Mestereault, jean Rousselot, Jean Sicart, Pierre Chiasson, Germain Rousselot, Jean Siprès, Michel Espardeaux, Jacques Thibault, Pierre Pochon, Léonard Babeault, Pierre Brochet, Jean Trouvé, Jacques Labrousse, Jean Dechizeau, Jean Gareault, Pierre Roure, Louis Senet, Pierre Servent, Jacques Cartier l'aîné, Jacques Cartier le jeune, François Brisson, François Roux, François Bry, Louis Masson, Charles Chiasson, René Foucault, Jacques Pommier, Pierre Raclaud, Pierre Siprès.
Je vous fais grâce cette fois de la "milice du guet" de 1736, ce sera pour le mois prochain. Vous verrez comme en 40 ans la population d'Angoulins change ; car l'intérêt de ces états réside surtout en ce qu'ils nous donnent une idée de la population active, tout comme aujourd'hui les listes électorales, puisqu'autrefois il n'y avait point de recensement quinquennal.